Mon bilan de décembre

Avant de m’atteler au bilan de l’année 2019, voici le petit bilan en images de mes lectures de décembre. Finalement, j’ai assez peu profité de mes vacances de fin d’année pour lire. J’en ai en tout cas profité pour rouvrir une saga que j’aime lire dans ces moments de fête, celle du jeune sorcier Harry Potter…

Mes coups de coeur

Mes autres belles lectures

Une seule déception

 

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Lectures en cours et à venir

Une joie féroce – Sorj Chalandon

CHALANDON

« Elle m’a parlé avec passion d’Elena Ferrante, je lui ai répondu mal de dos. »

Jeanne est libraire à Paris. Elle a la cinquantaine et vient d’apprendre qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Son mari ne supporte pas de la savoir malade et n’est d’aucun soutien dans cette terrible épreuve. Afin de ne pas assister, impuissant, à la chute de ses cheveux, il la quitte.

« Le dos de Matt. Mon image de nuit depuis la mort de Jules. »

En chimio, Jeanne fait la connaissance d’une malade avec qui elle devient amie. Brigitte est là pour l’écouter et la rassurer. Elle la fait entrer dans son cercle d’amis et Jeanne devient ainsi la quatrième colocataire de ce joyeux appartement parisien. Les quatre femmes partagent leurs douleurs et notamment une douleur qui les amènera à préparer un bracage d’un grand joailler de la place Vendôme. Presque du jour au lendemain, leurs préoccupation sont transformées, tout comme leur vie. Lire la suite de « Une joie féroce – Sorj Chalandon »

Challenge « Je suis ce que je lis » 2019

J’aime la poésie qui se dégage de ce challenge créé par Moka, dont j’aime beaucoup le blog Au milieu des livres. Son idée est de répondre à quelques questions en n’utilisant que les titres des livres lus en 2019 (et si possible, chroniqués sur le blog). Je m’y essaie donc pour la première fois, en toute modestie…

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Décris-toi : Une éducation

Comment te sens-tu ? Rien n’est noir Lire la suite de « Challenge « Je suis ce que je lis » 2019″

Bibliomaniacs – Episode 67

IMG_20191207_192915_347Voici un épisode passionnant, pour terminer l’année 2019 en beauté !

Nous avons eu la joie d’enregistrer cette émission avec Claire Berest, dont j’avais beaucoup aimé le dernier roman, Rien n’est noir. Avec Claire, nous avons concocté une très belle affiche française :

  • Le Bal des Folles de Victoria Mas, publié chez Albin Michel
  • Avant que j’oublie d’Anne Pauly, publié chez Verdier
  • Soeur d’Abel Quentin, publié aux éditions de l’Observatoire

Quel plaisir de passer une heure à parler littérature avec Claire : j’ai été immédiatement à l’aise (même si j’étais tout de même impressionnée et stressée), j’ai beaucoup apprécié sa bienveillance et son humour. Elle a un don pour parler de ses lectures avec passion ! Nous avons immortalisé ce moment en prenant quelques photos colorées et fleuries, en référence à Frida Kahlo bien sûr.

Comme d’habitude, vous pouvez retrouver le podcast sur n’importe quelle appli d’écoute ou sur notre site internet. Et si vous voulez nous donner un petit coup de pouce, vous pouvez le faire en nous offrant un mini pourboire par ici.

Bonne écoute !

Soeur – Abel Quentin

QUENTIN« Jenny est morte et vive Chafia, elle, est invulnérable. » (page 161)

Jenny Marchand semble être une adolescente ordinaire. Elle est une jeune fille solitaire et introvertie mais s’efforce de nouer des liens avec les lycéens de sa classe. Les rejets et le harcèlement qu’elle subit de leur part l’enferment de plus en plus sur elle-même, de même que sa relation avec ses parents. En quête d’une oreille compatissante, elle fait la rencontre sur internet d’une jeune fille qui prend le temps de l’écouter et qui la plaint. Elle développe alors des relations de plus en plus intenses avec un groupe de jeune filles dont la pratique et la vision de l’Islam sont extrêmes. Certaines d’entre elles rêvent de partir en Syrie, de s’y marier, et de participer au Djihad. A leur contact, Jenny devient Chafia, se transforme totalement. Peu attentifs à leur enfant, ses parents sont témoins de son changement sans pour autant s’y intéresser réllement et sans s’en inquiéter. Lire la suite de « Soeur – Abel Quentin »

Mon bilan de novembre

Voici un petit mois de lectures, qui m’a toutefois permis de découvrir Claire Berest avec son très beau Rien n’est noir et de relire l’excellente BD sur le vin et sur la BD, Les ignorants de Davodeau. C’est cette BD qui m’avait fait redécouvrir et aimer la BD il y a plusieurs années, au moment de sa sortie. Je ne connaissais la BD qu’au travers des sagas connues (Astérix, Tintin…). Grâce à Davodeau, j’avais découvert que la BD était aussi puissante qu’un roman classique et pouvait transmettre des histoires individuelles et des émotions, tout en étant un média pédagogique.

Mon coup de coeur

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Mes jolies lectures

Mes abandons et déceptions

Mes lectures en cours et à venir

Sula – Toni Morrison

MORRISON

« A cet endroit, où on a arraché les mûriers et les vignes sauvages pour faire place au Golf municipal de Medallion, il y avait jadis un quartier. Il s’étalait sur les collines au-dessus de la vallée où était Medallion et descendait jusqu’au fleuve. Maintenant on appelle ça la banlieue, mais quand des Noirs y vivaient c’était le Fond. Une route ombragée par des chênes, des érables, des hêtres et des marroniers, reliait l’endroit à la vallée. Aujourd’hui les hêtres ont disparu, comme les poiriers où se perchaient les fleurs. »

Je ne me lasse pas du début de Sula, qui me remémore mes cours d’anglais au lycée. J’avais gardé de cette lecture en VO un souvenir bien particulier, celui d’une nostalgie, d’une atmosphère qui n’est plus, d’une enfance et d’une vie d’adulte libre, celle du personnage principal : Sula. Le décès de la grande écrivaine Toni Morrison cet été m’a donné envie de poursuivre ma découverte de son oeuvre et de relire ce petit chef-d’oeuvre qui me l’avait fait connaître.

Dans les années 1920, Nel et Sula sont deux petites filles qui grandissent dans une forme d’insouciance. Elles vivent dans un quartier pauvre et noir d’une ville de l’Ohio, où elles Lire la suite de « Sula – Toni Morrison »

Ordinary People – Diana Evans

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« […] utilisant le « nous » au lieu du « je » pour se désigner. Dans la langue de leurs couples, le « je » était le pronom perdu. Ils parlaient d’eux-mêmes avec un nous de majesté, y associant leur partenaire et sous-estimant leur moi, de sorte que chacun se trouvait dilué dans un binôme indéfini. »

Melissa et Michael forment un couple parfait. Trentenaires, ils sont free-lance dans la presse et Responsable RSE. Ils viennent d’emménager dans une maison d’un quartier populaire de Londres, où faire grandir leur famille puisqu’ils attendent leur deuxième enfant.

Leur couple d’amis Stéphanie et Damian ont choisi de quitter Londres pour avoir une meilleure qualité de vie et se sont installés à 35 kilomètres de la capitale, où ils élèvent leur trois enfants.

Diana Evans nous fait entrer dans l’intimité de ces deux couples et décortique leur quotidien. Lire la suite de « Ordinary People – Diana Evans »

Mille femmes blanches – Jim Fergus

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En 1874, le grand chef cheyenne Little Wolf rencontre le président américain Ulysse Grant. Jim Fergus imagine le contenu de leur échange : Grant promet à Little Wolf de lui fournir mille femmes blanches que les indiens de sa tribu pourront épouser, ce qui constitue un gage de paix. Des femmes se portent volontaires pour intégrer ce programme, qu’elles considèrent parfois comme une échappatoire à leur situation tragique : certaines sont emprisonnées, d’autres internées ou dans grand état de pauvreté.

May Dodd a abandonné sa riche famille pour vivre librement avec celui qu’elle aime. Elle a fondé une famille et élève ses deux enfants avec son conjoint. Un jour, elle est internée de force par sa famille, qui ne peut supporter cette vie en dehors des codes sociaux et religieux puisqu’elle ne s’est jamais mariée. May fait partie de ces femmes qui choisirent d’intégrer le programme, dans l’espoir de recouvrer un jour sa liberté et de retrouver ses enfants. Lire la suite de « Mille femmes blanches – Jim Fergus »

Le ghetto intérieur – Santiago H. Amigorena

AMIGORENA

Vicente Rosenberg a fui l’Europe dans les années 1920. Il est parti très loin de sa famille, qu’il n’a pas réussi à convaincre de quitter la Pologne. Il a construit une nouvelle vie en Argentine, où il a fondé une famille avec son épouse Rosita et tient une boutique d’ameublement.

En 1940, Vicente commence à regretter de ne pas avoir maintenu de lien épistolaire avec sa mère, qui lui réclame de moins en moins souvent des nouvelles. Avec ses amis juifs, ils se demandent ce qu’il se passe outre-Atlantique. Vicente s’intéresse à l’actualité politique et à la guerre, le lien avec sa mère qui vit dans le ghetto de Varsovie étant pratiquement rompu pour cause de guerre.

La culpabilité de ne pas avoir convaincu sa famille de quitter l’Europe et Lire la suite de « Le ghetto intérieur – Santiago H. Amigorena »