Bibliomaniacs – Episode 58

Voici un épisode un peu particulier pour moi car je n’ai malheureusement pas pu participer à son enregistrement. C’était vraiment dur à admettre car ce 58ème épisode marquait les 5 ans des Bibliomaniacs et son affiche était vraiment top ! Les copines ont parlé des livres suivants :

  • « Les heures rouges » de Leni Zumas, traduit par Anne Rabinovitch, publié aux Presses de la Cité, 408 pages.
  • « Tess d’Uberville » de Thomas Hardy, publié au Livre de Poche, traduit par Madeleine Rolland, 474 pages.
  • « Moi ce que j’aime c’est les monstres » d’Emil Ferris, publié chez Monsieur Toussaint Louverture, 416 pages

Il n’y a que le dernier livre que je n’ai pas lu, faute d’ouverture d’esprit : en le feuilletant, j’ai fait un blocage sur les dessins. Lorsque je lis une BD, il est important que je puisse me sentir à l’aise avec le graphisme et ce n’était pas le cas. Je pense que je me serais peut-être forcée avec une BD plus courte mais cette lecture me semblait vraiment trop ambitieuse.

Voici le lien pour aller l’écouter.

Lucy in the sky – Pete Fromm

fromm

Lucy Diamond est une adolescente de tout juste 14 ans. C’est une jeune fille qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui regrette l’insouciance passée de ses années d’enfance où elle passait ses journées à jouer avec son meilleur ami Kenny, en haut de la cage à écureuil de son quartier. Elle vit très mal son entrée dans l’adolescence car celle-ci est marquée par un changement flagrant de son corps : grande et fine, ses formes se développent sans qu’elle n’arrive à les cacher. Elle le vit si mal car non seulement elle voudrait continuer à ressembler à un garçon pour faire plaisir à son père, mais aussi car elle ne supporte pas le nouveau regard que les garçons de son âge portent sur désormais sur elle. Son entrée dans l’adolescence est définitivement entérinée le jour où Kenny et elle s’embrassent, ce qui marque pour eux le premier pas vers la découverte de la sexualité. Lire la suite de « Lucy in the sky – Pete Fromm »

Mon bilan de février

Les coups de coeur sont rares par ici et je n’en ai pas eu en février. J’ai toutefois fait plusieurs belles lectures, que je vous partage en images.

En ce qui concerne la rentrée littéraire d’hiver 2019, je n’en ai lu que peu de livres mais pour le moment, je n’ai été emballée par aucun d’entre eux. J’espère vraiment l’être par Une éducation de Tara Westover, que je compte lire en mars !

Mes jolies lectures

 

Mes abandons

 

Lectures en cours et à venir

D’os et de lumière – Mike McCormak

mccormak« debout dans la cuisine

à entendre cette cloche

me déchirer le coeur et

attirer le monde entier

être ici » (page 4)

Marcus Conway a une cinquantaine d’années. Seul dans sa maison, il se laisse porter au gré de ses pensées et souvenirs. Il raconte tout : sa femme et leur rencontre, ses enfants, son enfance, des anecdotes, des épisodes de sa vie, des particularités de ses proches, etc.

Voici la narration « domino » la plus impressionnante lue à ce jour. De ce fait, D’os et de lumière est très exigeant à lire : on passe d’un sujet-souvenir à un autre en l’espace d’une phrase et sans réelle transition. Non seulement ce n’est pas une lecture faite pour tous mais elle n’est pas non plus faite pour tous les contextes. Lire la suite de « D’os et de lumière – Mike McCormak »

Les heures solaire – Caroline Cuagant

CAUGANTBillie vient de perdre sa mère. Elle était placée dans une maison de retraite malgré son jeune âge. A 50 ans environ, on lui a diagnostiqué la maladie d’Alzheimer. Elle est décédée noyée alors qu’elle était sortie de nuit dans le jardin de sa résidence. Cela fait remonter en Billie de terribles souvenirs. En parallèle de cette mort terrible, Billie est embourbée dans une histoire d’amour avec un homme marié, qui la rend très malheureuse.

J’ai apprécié la narration très simple de ce roman, qui a quelque chose de doux et poétique. Mais je n’ai toutefois pas apprécié le mode de narration : Caroline Caugant parle de Billie avec beaucoup d’introspection, à la troisième personne. De ce fait, il y a quelque chose de trop contemplatif pour moi. Il m’a manqué un rythme, une dynamique.

Référence

Caroline Caugant, Les heures solaires, éditions Stock, 288 pages

Merci aux éditions Stock pour cette découverte de leur nouvelle collection Arpège. 

Aux animaux la guerre – Nicolas Mathieu

mathieu

« Chacun brandissait ses martyrs et justifiait ses crimes. » (page 12)

Ce roman choral raconte l’histoire de Martel, un opérateur-régleur d’un équipementier automobile, dont l’usine en Lorraine est en train de pérécliter. Après plusieurs années, Martel est devenu représentant du personnel puis secrétaire du CE. Bruce, un autre opérateur, lui colle à la peau. Tous les deux ont le don de s’engouffrer dans des situations poisseuses : détournement d’argent, emprunt à des mafieux… Rapidement, leur choix entrent dans un cercle vicieux. Il y a aussi Rita, l’inspectrice du Travail, qui surveille la situation économique de l’usine et soutient Martel quand l’annonce d’un PSE survient.

Cette narration qui multiplie les personnages et les points de vue est prenante et très riche. Lire la suite de « Aux animaux la guerre – Nicolas Mathieu »

Bibliomaniacs – Episode 57

L’épisode 57 de notre podcast littéraire est en ligne, vous pouvez vous jeter dessus ! Nous avons, pour la première fois, enregistré dans un espace de coworking. Normalement, cela ne s’entend pas à l’enregistrement. Dans cette belle affiche, on retrouve à la fois des titres américains et français :

  • Dans les angles morts d’Elizabeth Brundage
  • La fille du fermier de Jim Harrison
  • Aux animaux la guerre de Nicolas Matthieu

Pour l’écouter, c’est par ici ! Et vous trouverez également le podcast sur les applis de podcast, iTunes, Deezer et Spotify. Bonne écoute !

Mon bilan de janvier

Avec un petit peu de retard, je vous partage le bilan d’un mois plein de lectures. Cela faisait longtemps que je n’avais plus lu autant et quel plaisir !

Grâce à l’affiche de février des Bibliomaniacs, j’ai découvert une excellente écrivaine américaine : Elizabeth Brundage. J’ai également fait la découverte d’autres très bonnes écrivaines (américaines aussi) : Leni Zumas et Margaret Atwood (que je n’avais jamais lue, shame on me!). Et j’ai poursuivi ma lecture d’une belle série BD sur la Seconde Guerre mondiale : Amours fragiles.

Mon coup de coeur

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Mes jolies lectures

Déceptions et abandons

Lectures en cours et à venir

La servante écarlate – Margaret Atwood

atwood2Dans un monde et à une époque peu éloignés du notre, les femmes sont totalement asservies par les hommes. Elles obéissent à un système qui les classe en trois catégories : celles qui sont les épouses des maîtres, celles qui contribuent au ménage, celles qui se mettent au service des maîtres pour enfanter. Defred fait partie de la troisième catégorie car elle est considérée comme fertile dans un pays où la fécondité a extrêmement baissé. Pour cela, sa petite fille lui a été retirée et elle a subi une éducation particulièrement sévère pour être prête à ce rôle d’esclave sexuelle. Il lui est impossible d’avoir la moindre liberté, que ce soit de s’exprimer, jusqu’à celle de s’ôter la vie.

J’attendais avec impatience de lire ce roman culte, que la triste actualité politique de ces dernières années avait mis de nouveau en avant. Alors que je suis pourtant friande de dystopies (que je trouve toujours très angoissantes), j’ai eu beaucoup de mal à apprécier le personnage de Defred. Certes, l’histoire de ce pays est très troublante. J’ai notamment été très saisie par la question de ce chemin de fer clandestin Lire la suite de « La servante écarlate – Margaret Atwood »

Les petits garçons – Théodore Bourdeau

BOURDEAU2Quatrième de couverture : « C’est l’histoire de deux amis qui traversent ensemble l’enfance, puis l’adolescence, et qui atterrissent à l’âge adulte le coeur entaillé.
C’est l’histoire d’un jeune homme maladroit, le narrateur, un peu trop tendre pour la brutalité du monde, mais prêt pour ses plaisirs.
C’est l’histoire d’un parcours fulgurant, celui de son ami Grégoire, et des obstacles qui l’attendent.
C’est aussi l’histoire d’une société affolée par les nouveaux visages de la violence.
C’est enfin une histoire de pouvoir, de déboires et d’amour.
Mais avant tout, c’est l’histoire de deux petits garçons.
Théodore Bourdeau signe un premier roman enlevé, à l’humour réjouissant, qui entremêle la douceur de l’enfance, les erreurs de jeunesse et le nécessaire apprentissage de la vie.

Ce roman m’a paru froid et insipide, tant sur le contenu que sur le style. Théodore Bourdeau ne sait pas partager les sentiments de ses personnages à son lecteur et se contente d’aligner des événements de l’enfance-adolescence-âge adulte. Il les espace parfois d’ellipses inattendues et inutiles. La narration superficielle de l’enfance est particulièrement décevante parce que survolée. Il est clair que la maîtrise de la temporalité n’est pas simple pour lui. Quand au style, je le cherche toujours. Lire la suite de « Les petits garçons – Théodore Bourdeau »