Dans le jardin de l’ogre – Leïla Slimani

jardin-logre-leila-slimaniAdèle mène une double vie. Cette trentenaire est journaliste dans un journal parisien. Elle aime son mari Richard et ils ont un enfant de quelques années, Lucien. Adèle ne peut s’empêcher d’accumuler les conquêtes masculines et couche très régulièrement (parfois quotidiennement) avec d’autres hommes. Pourtant, elle aime son fils et son époux. Mais c’est plus fort qu’elle, elle a besoin de coucher avec une grande quantité d’hommes différents.

Quand elle n’a pas de perspective de nuit (ou simplement de quelques heures) à passer avec un homme, Adèle est en manque. Elle se transforme alors en prédatrice, prête à tout et à prendre n’importe quel homme pour assouvir son désir. Elle va jusqu’à mentir à ses proches, coucher avec des collègues, des époux de relations proches…

Leïla Slimani raconte le quotidien de cette femme extrêmement malheureuse et en grande détresse. Adèle a une addiction au sexe comme un toxicomane est accro à la drogue. Elle ne peut pas s’en passer, comme si elle avait besoin de combler un manque au plus profond d’elle-même.

L’histoire de cette jeune femme qui a tout pour réussir mais qui est en réalité au bord du gouffre est bouleversante. Leïla Slimani a un réel talent pour raconter les gestes du quotidien d’une famille aisée parisienne au bord de l’explosion. Comme dans Chanson douce, Leïla Slimani est douée pour concilier la narration d’un quotidien familial qui pourrait être banal de l’extérieur et celle d’une tragédie humaine. J’ai aimé son usage des mots pour parler d’Adèle : elle a trouvé un très bon équilibre entre le respect de son personnage et une empathie qui reste mesurée.

Référence

Leïla Slimani, Dans le jardin de l’ogre, éditions Gallimard

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2 commentaires sur « Dans le jardin de l’ogre – Leïla Slimani »

  1. Je n’ai pas encore vu ce titre sur les blogs littéraires et je suis ravie de voir que tu en parles, j’ai adoré ce roman, l’atmosphère suffocante qui y règne et les personnages si bien construit dans leur psychologie, le roman percute par son intensité et sa délicatesse.

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