M pour Mabel – Helen MacDonald

9782265115651La narratrice a une passion, la fauconnerie. Elle a découvert les oiseaux et notamment les faucons lorsqu’elle n’était qu’une enfant. Sa passion a grandi à mesure que son père (photographe de profession) l’emmenait observer les oiseaux dans la nature et qu’elle engloutissait de nombreux ouvrages érudits sur la fauconnerie.

« Mais lorsque j’étais petite, ces termes n’étaient plus une cause de phobie sociale, ils étaient les mots magiques d’un langage ésotérique et perdu. Je voulais maîtriser cet univers que plus personne ne connaissait, devenir une experte de ce langage parfait et secret. »

Adulte, la narratrice décide d’acquérir un autour (une sorte de faucon plus grand et plus complexe que le faucon lui-même). Cela la prend presque sur un coup de tête, peu de temps après le décès de son père, dont elle était très proche. L’acquisition de cet animal sauvage et son dressage l’obligent à s’isoler, ce qui la rapproche de son père, auquel elle pense.

« Assise dans la pénombre avec l’autour, je me sens bien plus en sécurité que je ne l’ai été depuis des mois. En partie parce que j’ai désormais un but. En partie aussi parce que j’ai enfermé le monde à l’extérieur. Je peux désormais penser à mon père. J’ai commencé à réfléchir à la façon dont il avait affronté les difficultés. »

En même temps qu’elle raconte sa passion pour les faucons et le dressage de son autour, la narratrice partage la biographie de l’écrivain T.H. White, connu pour avoir écrit les romans portant sur le roi Arthur. En effet, ce dernier avait également acquis un autour, dont il avait entrepris le dressage sans connaître grand chose à la fauconnerie. La narratrice raconte donc la partie de la vie de T.H. White qu’il a consacrée à son autour et elle alterne leurs points de vue.

Helen Macdonald écrit ce roman avec force de détails et avec beaucoup de passion pour la fauconnerie. Pour autant, elle arrive à maîtriser le niveau de détail et le langage pour ne pas écrire un ouvrage érudit mais un roman à la portée de tous. Malgré cela, j’ai abandonné M pour Mabel au bout du premier tiers, n’arrivant pas à me passionner pour la fauconnerie (et celle-ci étant tout de même au coeur du roman). Je considère toutefois qu’il s’agit d’un bon roman (au sujet particulier, certes) puisqu’à travers la fauconnerie, il traite de la solitude et des relations père-fille. Par ailleurs, le choix d’alterner l’expérience de la narratrice et de T.H. White m’a semblé judicieux.

M pour Mabel est donc un roman que je conseille, mais plutôt aux amateurs de documentaires animaliers.

Référence

Helen Macdonald, M pour Mabel, éditions Fleuve, 328 pages

Merci aux éditions Fleuve pour cette découverte.

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