« Je me promets d’éclatantes revanches » – Valentine Goby

IMG_20170723_211929_859Lorsqu’elle eut le projet d’écrire le roman qu’elle intitula Kinderzimmer, Valentine Goby ne connaissait pas Charlotte Delbo. Elle entendit son nom pour la première fois en écoutant la femme dont la vie lui inspira Kinderzimmer.

Valentine Goby se mit alors à lire toute l’oeuvre de Charlotte Delbo à la médiathèque. En effet, elle fit immédiatement le constat qu’il était difficile de se procurer ses livres, d’autant plus qu’il n’ont jamais été publiés au format poche. Elle est immédiatement happée par son écriture, tout en étant incapable de s’expliquer cette fascination.

Charlotte Delbo est une rescapée des camps de concentration et d’extermination nazis, où elle fut envoyée pour faits de résistance. Après son retour de Pologne, elle écrivit une quinzaine de textes, allant du récit au théâtre, sur ces terribles années.

Trois ans après la publication de Kinderzimmer aux éditions Actes Sud, Valentine Goby publie cet essai littéraire, où elle raconte sa découverte de cette écrivaine et s’interroge sur sa propre réception de cette oeuvre littéraire.

« Charlotte Delbo incarne évidemment une page d’histoire, mais surtout l’incroyable capacité de la langue à se renouveler, à révéler les mondes invisibles, à faire entendre les voix muettes. » (page 81)

Valentine Goby transmet à ses lecteurs cette fascination pour les textes de Charlotte Delbo avec un très grand soin et une émotion très forte. Elle raconte la façon dont certains textes l’ont touchée, comme celui sur la soif, touchant ainsi ses propres lecteurs. Il est évident que l’on ressort nécessairement de cette lecture avec le besoin de se plonger dans l’oeuvre de Charlotte Delbo. C’est ainsi une belle revanche qu’elle offre à cette grande écrivaine française qui a malheureusement tendance à être oubliée et qui ne fit pas l’unanimité de son vivant.

Je vous recommande fortement cette lecture et la conclus en vous laissant cette courte phrase de Valentine Goby, qui synthétise de la manière la plus simple qu’il soit la femme que fut Charlotte Delbo :

« Incarner plus que soi-même, porter l’humanité en soi. » (p.118)

Référence

Valentin Goby, « Je me promets d’éclatantes revanches », éditions L’iconoclaste, 178 pages

 

Un immense merci aux éditions de L’iconoclaste pour cette lecture.

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10 commentaires sur « « Je me promets d’éclatantes revanches » – Valentine Goby »

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