Sciences de la vie – Joy Sorman

SORMANUn matin, Ninon Moise se réveille brusquement, avec une sensation de brûlure intense sur les bras. Elle est immédiatement saisie par la puissance de cette douleur, qu’elle a du mal à définir : brûlure tout d’abord, mais aussi piqûre, coupure, écorchure… Ce que Ninon et sa mère Esther ont en mémoire, c’est l’histoire féminine de leur famille : aussi loin qu’elles puissent remonter dans leur arbre généalogique, il y eut toujours des femmes atteintes de maladies innommables, inconnues de leur époque, impossibles à soigner.

Ninon est une jeune femme de 17 ans, dont les premiers réflexes face à ce qu’il lui arrive est de chercher à le nommer : Google est alors son ami. Et lorsque Google ne peut plus rien pour elle, elle part à l’assaut du monde médical et hospitalier pour trouver une réponse scientifique au mal qui la ronge, puis un traitement. Même si elle laisse s’écrouler tout son monde de lycéenne (cours, amies, sorties…), elle se bat contre cette destinée.

Alors pourquoi, malgré une intrigue qui semble captivante, n’ai-je pas aimé ce roman, au point de l’abandonner 100 pages avant sa fin ?

  • Ninon m’est restée extérieure, insaisissable. Je n’ai pas réussi à me mettre à sa place. Je voulais ressentir ce qu’était cet état de douleur permanent et irradiant et comprendre les émotions que cela engendrait pour une jeune femme tout juste sortie de l’adolescence. Joy Sorman reste à la surface de cette interrogation, elle ne sonde pas les ressentis de Ninon mais ne fait que lister ses réactions.

 

  • Esther, la mère de Ninon, est une enveloppe vide et un personnage dont je ne comprends absolument pas l’absence de réaction. Certes, Esther est probablement sous le choc de voir que la prophétie familiale s’applique sur sa fille. Mais pourquoi rester totalement passive et ne pas tout faire pour rester proche de sa fille ? Et où sont les autres membres de cette famille ? J’ai notamment été intriguée par l’absence de père mais surtout par l’absence d’explication sur sa non présence.

 

  • Sciences de la vie m’a fait l’effet d’une boucle continue, de répétitions sans fin et sans intérêt. Joy Sorman ne fait que raconter perpétuellement les mêmes démarches entreprises par Ninon, ses symptômes et sa douleur. Je me suis particulièrement ennuyée en lisant des pages qui ne m’apprenaient rien de plus que le chapitre précédent, au point de lire en diagonale certains paragraphes.

 

  • Les chapitres consacrés aux aïeules de Ninon et à leur maladie n’apportent rien à l’histoire de Ninon. Certes, ils illustrent la légende familiale mais ils ne permettent pas de comprendre Ninon et Esther. Au contraire, ils mettent en exergue l’incohérence des réactions de l’une et la passivité de l’autre.

 

Toutefois, je ne voudrais décourager personne de se lancer dans ce roman car je sais qu’il a plu à d’autres lectrices dont je donne beaucoup de valeur aux opinions. Allez-y donc et faites-vous votre avis (et revenez ensuite me dire ce que vous en avez pensé).

 

Référence

Joy Sorman, Sciences de la vie, éditions Seuil, 267 pages

5 commentaires sur « Sciences de la vie – Joy Sorman »

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