Underground railroad – Colson Whitehead #MRL17

whiteheadAu XIXème siècle, Cora est une esclave de la propriété de la famille Randall. A l’âge de 16 ans environ, elle s’enfuit avec Ceasar, qui réussit à la convaincre de fuir malgré les risques que cela signifie. Cora est une jeune femme qui dut apprendre à se débrouiller seule dès l’âge de 10 ans, lorsque sa mère réussit à prendre la fuite de la propriété Randall. Cela fit d’elle une personne forte, au caractère indépendant.

Ceasar fait découvrir à Cora le chemin de fer clandestin qui les mènera jusqu’au Nord des Etats-Unis. Un commerçant les guide jusqu’à l’unique gare souterraine de Géorgie, première étape de leur voyage. En Caroline du sud, ils doivent changer d’identité pour survivre et échapper à ceux qui les traquent. Cora prend le nom de Bessie Carpenter et devient la propriété des Etats-Unis. Elle est nourrie et logée, on lui apprend à lire et écrire. Elle découvre la liberté : la sensation du coton sur la peau, la douceur de dormir dans un lit, le respect des blancs pour elle… Mais tout cela ne cacherait-il pas quelque chose ? Pourra-t-elle réellement vivre dans ce rêve toute sa vie ? Ses traqueurs ne finiront-ils pas par arriver jusqu’à elle ?

J’ai été immédiatement emportée dans l’histoire de Cora. Je l’ai suivie dans son quotidien d’esclave dans la propriété Randall puis j’ai tressailli à chaque risque qu’elle prenait lors de sa fuite sur le chemin de fer clandestin. Colson Whitehead m’a fait découvrir des parties de l’Histoire américaine qui m’étaient alors inconnues : le gouvernement américain possédait des esclaves, certains Etats s’étaient lancés dans des programmes de stérilisation des noirs, pour empêcher leur « propagation »…

Ce qui m’avait attirée dans ce roman était son originalité, soulignée dans tous les médias, à savoir le fait qu’il matérialise le chemin de fer clandestin en inventant un chemin de fer souterrain à la manière d’un métro clandestin avec de réelles gares et conducteurs de locomotives. Finalement, ce n’est pas ce que j’en retiendrai et au contraire, je ne vois pas tellement ce que cela apporte au roman. Je garderai bien plus en tête la sensation d’être chassé et sur ses gardes en permanence, ce grand côté épique de la fuite. Cela a toujours été un thème qui m’a passionnée, raison pour laquelle j’ai autant aimé la première partie d’Underground Railroad.

J’ai été moins convaincue par la dernière partie du roman et notamment les dernières scènes, qui m’ont donné une impression de moindre réalisme, comme si tout ce qui arrivait à Cora devenait beaucoup moins vraisemblable. Pour autant, je conseille ce roman à tous les curieux de l’Histoire américaine.

Référence

Colson Whitehead, Underground railroad, éditions Albin Michel, 416 pages

 

Roman sélectionné par Moka, et lu dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire de Priceminister #MRL17

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2 commentaires sur « Underground railroad – Colson Whitehead #MRL17 »

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