Forêt obscure – Nicole Krauss

KRAUSS2

Un vieil homme extrêmement riche du nom d’Epstein disparaît subitement. Cela faisait quelques temps qu’il effectuait des donations en bien ou en valeur à son entourage, comme s’il était devenu accro au don.

Une écrivaine américaine dont le mariage est en train de pérécliter décide de partir quelques temps à Tel-Aviv, où elle espère trouver un je-ne-sais-quoi, peut-être l’inspiration pour écrire. Elle retourne dans le grand hôtel dans lequel elle passait ses vacances estivales quand elle était enfant, ce qui éveille en elle beaucoup de souvenirs.

J’ai eu énormément de mal à lire ce roman que j’ai trouvé très bavard, essentiellement la partie de la narration faite par l’écrivaine. Ce personnage entremêle ses souvenirs d’enfance et son récit présent de discours abstraits et pompeux. Il y a dans sa narration beaucoup de références philosophiques et religieuses que je n’ai pas saisies et dans lesquelles je n’ai trouvé aucun intérêt. Les scènes passées au Hilton de Tel-Aviv étaient d’un profond ennui pour moi, au point d’abandonner la lecture à cette étape.

 Ce roman a provoqué un tel rejet en moi que j’ai cherché à me l’expliquer, sans trouver de certitude. Serait-ce la faute au contenu du récit, dont la thématique n’est tout simplement pas faite pour moi ? Ou bien à l’absence de dialogues, qui limite tout dynamisme ? Ou bien à l’absence de descriptions qui empêche de se projeter ? Je n’ai pas eu le sentiment d’apprendre quoi que ce soit sur Tel-Aviv ni sur cet hôtel (et pourtant, c’est une ville que je ne connais absolument pas). J’ai été gênée par les phrases alambiquées de Nicole Krauss, sans savoir si je pouvais les imputer à un style trop complexe ou bien à une traduction défaillante.

Bref, ce livre est une réelle déception car je m’attendais à bien plus à la lecture de la quatrième de couverture et de son bandeau. Forêt obscure est à l’affiche des Bibliomaniacs de décembre et j’espère que la discussion que nous aurons autour du roman m’éclairera un petit peu.

Référence

Nicole Krauss, Forêt obscure, éditions de l’olivier, traduction de Paule Guivarch, 283 pages

6 commentaires sur « Forêt obscure – Nicole Krauss »

  1. Ce livre m’est aussi tombé des mains au bout d’une centaine de pages… et je n’ai pas écrit de billet parce que je ne me l’expliquais pas trop non plus. J’attends donc les Bibliomaniacs de décembre !

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