Doggerland -Elisabeth Filhol

filhol2Margaret a étudié la géologie à l’université de Saint Andrews en Angleterre, où elle a rencontré Marc. Ils s’aimèrent pendant leurs études et se séparèrent à la fin de celles-ci. Celui-ci préféra la quitter pour saisir une opportunité professionnelle sur une plateforme pétrolère offshore. Margaret quant à elle a développé une expertise plutôt originale : elle devint chercheuse, spécialiste de l’île du Doggerland. Le Doggerland est une très grande île aujourd’hui enfouie sous les eaux, qui se situe au nord des Pays-Bas, entre l’Angleterre et le Danemark.

Le roman d’Elisabeth Filhol porte particulièrement bien son nom car même si Margaret est le personnage que l’on suit depuis le début de celui-ci, cette île enfouie est bien le personnage principal. Elisabeth Filhol raconte tout de cette île : son histoire, sa topographie, les recherches archéologiques qui y sont pratiquées, la force des vents, des marées, etc. Au bout de plus d’une centaine de pages, j’étais atteinte d’une affection particulière, le mal de Doggerland : impossible de lire une page de plus, sous peine d’ennui profond. Il m’a été rarement donné d’être autant désintéressée par un roman. J’en suis d’autant plus étonnée que j’ai su par le passé me passionner pour des questions de géographie.

Je n’ai pas su trouver d’intérêt au personnage de Margaret, que j’ai trouvé bien fade. Quant à la narration de son histoire d’amour de jeunesse avec Marc, je n’y ai rien trouvé de nouveau dans la narration ou d’un brin intéressant. La narration de cet échec amoureux ne m’a rien apporté. Quant au Doggerland, qui constitue 90% de la narration (au moins sur les 100 premières pages), il aurait pu m’intéresser mais la manière professorale (et encore, j’ai connu des professeurs de géographie brillants et passionnants) de raconter cette île me l’a fait tomber des mains.

Je ne comprends vraiment pas pourquoi cette désaffection fut aussi intense car d’autres lecteurs l’ont aimé, dont au moins une lectrice pour laquelle j’apprécie les conseils de lecture. Si vous l’avez lu et aimé, cela m’intéresse que vous me partagiez pourquoi. Et si vous ne l’avez pas aimé, cela m’intéresse aussi d’avoir votre avis.

Référence

Elisabeth Filhol, Doggerland, éditions P.O.L., 352 pages

2 commentaires sur « Doggerland -Elisabeth Filhol »

  1. Complètement en phase avec ta chronique… J’ai été très déçue par ce livre qui m’a profondément ennuyée alors que je l’abordais avec beaucoup d’envie. Tu as raison, le ton professoral et l’inintérêt pour les personnages expliquent sans doute cet ennui…

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