L’insoutenable légèreté de l’être – Milan Kundera

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Tomas exerce la profession de médecin à Prague à la fin des années 1960. Il est heureux de sa situation : il vit plusieurs relations amoureuses, fait facilement des conquêtes et ne se sent pas attaché à l’une de ces femmes. Il perd cette insouciance le jour où il décide d’épouser Tereza. Tereza est une jeune femme à qui il fit découvrir la vit à Prague et dont il tomba amoureux. Mais cet amour ne l’empêchait pas de poursuivre ses autres relations amoureuses, et notamment celle avec Sabina.

Milan Kundera raconte ce trio amoureux sur fond de guerre froide, puisque les trois personnages principaux durent quitter leur vie à la fin du Printemps de Prague, pour s’établir en Suisse. Ils finirent tout de même par regagner la République Tchèque, Tereza ne supportant pas de vivre loin de son pays.

J’étais particulièrement heureuse de relire ce chef-d’oeuvre, que j’avais découvert et adoré alors que j’étais étudiante en Hypokhâgne. J’avais été très intéressée par cette histoire de trio amoureux mais surtout par le style explicatif fort de Milan Kundera. Le mélange de fiction et de théorie philosophique m’avait émerveillée. Et pourtant, ce sont toutes les choses qui m’avaient fait aimer ce roman qui m’ont agacée lors de cette relecture.

J’ai été très surprise et gênée de changer de manière aussi forte d’opinion à propos d’une oeuvre aussi populaire. Mon agacement était tel que je n’ai pas pu aller au bout de cette relecture. Je l’attribue au fait qu’aujourd’hui j’aime les fictions qui montrent des personnages, des situations et des lieux sans chercher à leur faire dire un message. Or, les chapitres de théorie philosophique sont absolument ce dont je ne veux pas dans une fiction : ne peut-on pas laisser parler les personnages ? Ce que j’avais vécu comme un roman génial m’a semblé vaniteux. Enfin, je n’ai pas réussi à supporter le personnage de Tomas et la manière dont Milan Kundera l’écrit. Il y a dans son rapport aux femmes et dans ce que Milan Kundera dit de son rapport aux femmes quelque chose de dépassé, que je ne veux plus lire (je pense notamment au fait qu’il considère qu’une femme ne peut prendre du plaisir que si elle est violentée).

Avez-vous lu ce grand classique ? Qu’en avez-vous pensé ?

Référence

Milan Kundera, L’insoutenable légèreté de l’être, éditions Folio, traduction de François Kérel, 476 pages

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6 commentaires sur « L’insoutenable légèreté de l’être – Milan Kundera »

  1. Pas lu et ton avis ne me donne pas envie! par contre c’est très intéressant de voir comment on peut changer d’avis sur un roman en le relisant des années plus tard. Je suis sur que certains romans qui m’ont marqué me décevraient aujourd’hui; Pareil pour les films d’ailleurs.

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  2. Je l’ai lu il n’y a pas très longtemps, pour moi une découverte d’un genre (pas mon préféré), une lecture un peu difficile au début mais il a une telle renommée que j’ai persisté et je ne le regrette pas car il y a matière à réflexion. Mais dire que je relirai un Kundera….. pas sûr 🙂

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