La vie silencieuse de la guerre – Denis Drummond

DRUMMOND2Enguerrand est reporter photo et a l’habitude des conflits militaires ou civils. Il a couvert le Rwanda en 1994, la Bosnie-Herzégovine en 1995, l’Afghanistan en 2001 et l’Irak en 2003. Alors qu’il couvrait la uerre en Syrie, il est tué à Alep. A l’annonce de sa disparition, sa mère respecte son souhait et donne à Jeanne, sa compagne, une enveloppe.

Jeanne y découvre une lettre d’Enguerrand lui dévoilant une oeuvre photographique qu’il a constituée depuis des années. Des pellicules sont accompagnées du journal de guerre d’Enguerrand, où il raconte les quatre guerres qu’il a couvertes. Jeanne se fait accompagner par un galeriste dans la découverte de ce qui se révèle être un chef-d’oeuvre photographique.

Le concept de Denis Drummond est original puisque son personnage principal est dévoilé petit à petit par la découverte de ses oeuvres et de ses textes. Sa compagne elle-même découvre des parties de son histoire qu’il ne lui avait jamais partagées. Denis Drummond choisit de raconter une oeuvre visuelle fictive par le langage plutôt que par des reproductions qu’il aurait pu inventer et ajouter en illustration. J’ai apprécié cet effort atypique même si je dois avouer que cela n’a pas du tout fonctionné sur moi. Il me fut impossible de ressentir les émotions de Jeanne lors de sa visualisation des photos. La description de celles-ci ne m’a pas suffi.

Les récits du journal d’Enguerrand sont entrecoupés de la narration du présent de Jeanne, qui découvre cette oeuvre en l’espace de seulement quatre jours à Paris. Cela confère une richesse et une complexité très intéressantes au roman. J’ai toutefois regretté de ne pas avoir ressenti bien plus d’émotions au cours de cette lecture, qui aurait pu être bien plus bouleversante. Pour cela, il me semble que la narration aurait gagné à être plus simple. Finalement, j’aurais personnellement pu me passer de cette histoire de découverte des pellicules et j’en aurais été bien plus touchée par la lecture du seul journal d’Enguerrand.

La vie silencieuse de la guerre est toutefois un roman que je recommanderais, pour son style et tout le travail qu’il a nécessité.

Référence

Denis Drummond, La vie silencieuse de la guerre, éditions du Cherche midi, 320 pages

Merci aux éditions du Cherche midi pour cette lecture.

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