Avant que j’oublie – Anne Pauly

PAULYQuatrième de couverture : « Il y a d’un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l’heure. Il y a de l’autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixelisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu’elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier.

De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d’Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d’un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d’érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ? Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d’outre-tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant. »

Etonnamment, je n’ai pratiquement rien retenu de cette lecture, presque aucun souvenir. C’est peut-être une des raisons pour lesquelles il m’aura fallu autant de temps pour écrire ce billet.

Il faut dire qu’il ne s’agit pas d’une histoire où il y a des rebondissements. Cet oubli total de ce récit m’est étrange car j’en ai le souvenir d’un texte bien écrit, juste et émouvant. Je dois avouer que je n’y suis pas entrée avec facilité, que j’ai ressenti la sensation de rester parfois à la surface alors même que j’étais dans de bonnes conditions de lecture. Je ne m’explique tout simplement pas pourquoi je suis passée à côté et je comprends tout à fait qu’on puisse être très touché par ce livre qui a vraiment des qualités.

Référence

Anne Pauly, Avant que j’oublie, éditions Verdier, 144 pages

6 commentaires sur « Avant que j’oublie – Anne Pauly »

  1. C’est curieux, ça m’arrive aussi qu’il ne reste plus qu’une impression d’une lecture, mais en même temps, si l’impression a été bonne c’est l’essentiel, tu as aimé ta lecture. Tant pis pour la postérité du livre 😊

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