L’estrange malaventure de Mirella – Flore Vesco

VESCO2

Mirella est une adolescente orpheline et pauvre qui vit dans la ville d’Hamelin, au moyen âge. Depuis quelques années, elle exerce l’épuisant métier de porteuse d’eau pour les habitants d’Hamelin. Un jour, des rats porteurs de la peste débarquent, ce qui oblige tous les habitants à vivre dans la peur et l’isolation. Pour Mirella, son travail doit continuer, elle ne peut pas arrêter d’alimenter la ville en eau.

Flore Vesco réécrit le célèbre conte des frères Grimm, où un joueur de flûte délivre les habitants d’Hamelin de la peste grâce à son instrument. Ici, le joueur de flûte devient un personnage intéressé par l’argent et nullement un généreux libérateur. L’avenir de la ville dépend de Mirella, une jeune fille pourtant conspuée, qui doit cacher sa chevelure rousse, de crainte de passer pour l’enfant du diable.

Quelle excellente idée que de réviser entièrement un conte aussi populaire ! Tout le concept derrière cette histoire ainsi que l’intrigue sont particulièrement bien pensés. C’est certainement ce qui m’a aidée à aller jusqu’au bout du roman et à passer outre une écriture avec laquelle je n’ai pas réussi à me faire. L’histoire se déroulant au moyen âge, Flore Vesco transforme tout le vocabulaire du livre et utilise énormément de termes empruntés à cette époque, et à foison. Cette sur-abondance de vocabulaire médiéval m’a vraiment irritée dès le début de la lecture et il fallut que je m’accroche pour aller jusqu’au bout de l’histoire de Mirella. Alors même que le roman ne fait que 215 pages, j’ai eu l’impression de lire un gros pavé.

Je ne suis absolument pas une connaisseuse de littérature jeunesse ou ado mais je pense que ce roman ne m’aurait pas plus plu quand j’étais ado. Peut-être conviendrait-il mieux à des enfants, qui se laisseraient plus facilement dépayser par ce vocabulaire médiéval ? Quoiqu’il en soit, je n’ai pas su le lire avec des yeux d’enfants, ce qui m’a certainement empêchée de l’apprécier.

Référence

Flore Vesco, L’estrange malaventure de Mirella, éditions Ecole des loisirs, 215 pages

4 commentaires sur « L’estrange malaventure de Mirella – Flore Vesco »

  1. L’audace de ce livre tient clairement dans son approche linguistique. Moi je me suis laissée prendre au jeu bien que peu friande de littérature médiévale. Mais c’est un choix assurément à double tranchant que fait Flore Vesco et j’aime beaucoup l’idée d’oser sortir des sentiers battus quitte à désarçonner le lecteur.

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