Les dépossédés – Ursula K. Le Guin

Le roman se déroule dans un futur situé plusieurs centaines d’années après notre ère actuelle, sur des planètes lointaines de la notre. Sur Anarres, des hommes et des femmes ont construit une société nouvelle, de type anarchiste. Ils ont quitté la planète d’Urras, qui ne leur permettait pas de vivre selon des principes de liberté absolue. Les habitants des deux planètes ne communiquent pratiquement plus et un physicien renommé de la planète d’Anarres, Shevek, décide un jour de se rendre sur Urras pour tenter de renouer le dialogue. Il se heurte à des incompréhensions culturelles, du fait de la complexité des différences linguistiques mais surtout des normes comportementales, sociologiques, politiques. Ursula K. Le Guin bâtit sa narration sur plusieurs temporalités, celle du présent -la découverte par Shevek d’Urras- et celle du passé -la jeunesse de Shevek et sa construction en tant que citoyen et physicien.

La lecture de ce roman fut pour moi une corvée telle que je me suis arrêtée au bout d’un tiers. Les deux premiers chapitres demandent à la fois une certaine concentration mais aussi un lâcher-prise car il n’est tout simplement pas possible de réussir à intégrer toutes les informations liées à ces mondes. Ursula K. Le Guin fait le choix de placer son lecteur au beau milieu de ces planètes et de le laisser se débrouiller pour comprendre leur complexité. Elle ne lui tend pas la main, ne fait pas la moitié du chemin pour l’aider dans sa lecture. C’est un choix d’écriture avec lequel il m’arrive de manière générale d’avoir du mal et je dois dire que dans un contexte de récit utopique-SF, cela m’a totalement découragée.

Pour ceux qui s’accrochent, les deux chapitres suivants sont moins ardus, notamment parce qu’on observe la découverte d’Urras par Shevek, qui, comme le lecteur, ne comprend pas tout. Néanmoins, cela ne m’a pas suffit pour avoir envie de poursuivre ma lecture. Je n’ai en effet ressenti aucun attachement pour ce personnages -ou un autre. Les personnages existent en tant que rouage/partie d’un système social et politique et il m’a manqué toute un aspect émotionnel pour m’y intéresser.

Voici donc un roman que je ne saurais recommander sans prendre des risques importants qu’il ne plaise pas. Je pense qu’il y a certainement d’autres lectures plus prioritaires à faire en SF avant de se lancer dans celle-ci.

Référence

Ursula K. Le Guin, Les dépossédés, éditions Robert Laffont, traduction de Henry-Luc Planchat, 391 pages

2 commentaires sur « Les dépossédés – Ursula K. Le Guin »

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