Fanny et le mystère de la forêt en deuil – Rune Christiansen

CHRISTIANSEN2A 17 ans, Fanny a perdu ses parents dans un tragique accident de voiture. Les travailleurs sociaux ont accepté sa demande de la laisser vivre seule dans la maison familiale et de la laisser poursuivre ainsi sa vie de lycéenne.  Tous les jours, elle quitte sa maison au fin fond de la forêt norvégienne pour prendre un bus puis un train qui l’emmènent au lycée où elle se sent très seule. Son quotidien est fait du deuil de ses parents et de moments de solitude en forêt. Certains personnages bienveillants viennent toutefois interrompre ses moments de tristesse pour l’aider à refaire surface.

Rune Christiansen raconte l’histoire de Fanny et celle de son deuil avec un recul et une pudeur qu’apprécieront ceux qui Lire la suite de « Fanny et le mystère de la forêt en deuil – Rune Christiansen »

Ton histoire, mon histoire – Connie Palmen

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Dans ce roman, l’époux de la poétesse américaine Sylvia Plath raconte leur rencontre, leur vie de couple, leur manière si particulière de s’aimer. Sylvia Plath s’est suicidée, ce qui a donné lieu à beaucoup de critiques à l’égard de Ted Hughes. Il raconte leur histoire en y mettant tout le tragique possible, afin de démontrer à quel point ils étaient tous les deux condamnés au malheur dès le début de leur relation.

Cela donne un style lourdement tragique, particulièrement répétitif sur la thématique du « vous voyez bien à quel point nous étions fichus d’avance ». C’est ce style très bavard, trop attaché à analyser plutôt qu’à raconter, qui m’a inspiré de la répulsion au bout de quelques pages, me faisant vite abandonner cette lecture.

Référence

Connie Palmen, Ton histoire, mon histoire, éditions Actes Sud, traduit par Arlette Ounanian, 272 pages

Le livre de Dina 1 & 2 – Herbjorg Wassmo

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« Le chagrin, c’est les images qu’on ne peut pas voir, mais qu’il faut porter quand même. »

Dina est une toute petite fille lorsque sa mère décède tragiquement et accidentellement ébouillantée, de la faute de Dina. Elevée par un père qui la laisse vagabonder dans la nature, Dina est une enfant sauvage, qui ne connaît pas de cadre éducatif. Son père arrive à en faire un objet digne d’attention en lui inspirant sa passion pour le violoncelle. C’est d’ailleurs en jouant de cet instrument une fois adolescente que son futur mari tombe fou de désir pour elle. Son désir est tellement fort qu’il n’écoute pas la raison et épouse Dina alors même qu’elle est incapable d’assumer le rôle de maîtresse de maison que toute sa famille attend d’elle. Dina est une femme libre, qui n’est enfermée dans aucun carcan.

Herbjorg Wassmo raconte l’histoire parfois triste, d’autres fois heureuse mais toujours libre d’une femme norvégienne au XIXème siècle. Lire la suite de « Le livre de Dina 1 & 2 – Herbjorg Wassmo »

Bibliomaniacs Episode 62

Encore en congés mais de retour de vacances montagnardes, je me rends compte que je n’ai pas partagé ici le contenu de l’affiche de la 62ème émission des Bibliomaniacs, émission de juillet :

  • Pars vite et reviens tard de Fred Vargas
  • Adolphe de Benjamin Constant
  • Le livre de Dina (Tome 1 : Les limons vides / Tome 2 : Les vivants aussi / Tome 3 : Mon bien-aimé est à moi) de Herbjørg Wassmo

Comme d’habitude, vous pouvez télécharger l’émission depuis notre site, l’écouter sur votre appli de podcasts préférée ou bien sur Deezer ou Spotify. Bonne écoute !

Mon bilan de juin

Quel mois riche en littérature ! Non pas tellement parce que j’aurais beaucoup lu mais parce que j’ai eu la chance d’enregistrer un épisode de notre podcast avec David Foenkinos, qui nous a fait passer un excellent moment.

Je me suis plongée dans le dernier roman de Delphine de Vigan et j’ai commencé à renouer avec elle. J’ai adoré l’adaptation BD du grand classique de Harper Lee. J’ai découvert -très tardivement, certes- Fred Vargas avec Pars vite et reviens tard, et comme je regrette de ne pas l’avoir découverte plus tôt…

Mes coups de coeur

Mes autres belles lectures

Lectures en cours et à venir

Cent ans -Herbjorg Wassmo

wassmo2En cent ans, beaucoup de femmes sont nées et ont donné naissance dans cette famille du nord de la Norvège. L’histoire commence en 1848, quand le père de la famille Lind décède. Ils sont 15 enfant, dont 6 nés d’un premier mariage. On suit alors la vie d’une des filles de la famille, Sara Suzanne. Celle-ci se marie avec Johannes, suite à la pression de sa famille qui ne sait pas comment s’en sortir avec autant de bouches à nourir.

Elida est le douzième enfant de Sara Suzanne. Très jeune, elle se marie avec Fredrik contre l’avis de sa mère, qui ne voit pas d’un bon oeil que sa fille épouse un poète qui n’a pas de réel métier. Elida et Fredrik s’aiment profondément et se comprennent sans se parler. Fredrik souffre de la fertilité de sa femme, qui n’en peut plus de passer son temps en couches. Lorsque Fredrik apprend qu’il est atteint d’une maladie grave, toute la grande famille part à Oslo pour qu’il s’y fasse soigner. Les enfants sont alors scolarisés dans une école du sud du pays et doivent endurer les remarques blessantes contre leur culture et leur langue du nord.

Puis, vient l’histoire de la mère de Herbjorg Wassmo, l’autrice de Cent ans. Lire la suite de « Cent ans -Herbjorg Wassmo »

Bibliomaniacs – Episode 60

Nous voici de retour avec un nouvel épisode de notre podcast littéraire, et de très belles lectures :

  • Cent ans de Herbjorg Wassmo chez Gaïa
  • Le silence de la mer de Vercors au Livre de Poche
  • Cristallisation secrète de Yoko Ogawa chez Actes Sud

Très bonne écoute !

Il n’en revint que trois – Gudbergur Bergsson

bergsson« Il affirmait que l’issue de cette histoire précise n’avait pas plus d’importance que celle de n’importe quel autre récit, ce qui comptait, c’étaient les péripéties entre le début et la fin. »

Trois sœurs ont quitté la ferme familiale perdue dans la campagne islandaise dans leur jeunesse, ne supportant plus cette vie. Un jour, leurs parents voient débarquer deux bébés, les filles de leurs propres filles et les élèvent comme leurs propres enfants. Dans les années 1940, elles font la connaissance d’un allemand qui semble vivre caché dans une grotte non loin de chez elles.

Gudbergur Bergsson raconte la vie de cette famille étrangement composée mais surtout le chamboulement de la Seconde Guerre mondiale pour les islandais.

« Si Hitler n’existait pas, les Amerloques ne seraient pas venus ici et nous serions encore des Esquimaux à la périphérie de la planète. »

Il m’est difficile de parler de ce roman, dont le début m’a pourtant beaucoup plu. Gudbergur Bergsson raconte d’abord l’Islande comme un pays fait d’une certaine superstition et d’une culture féerique. Les passages qui marquent cette culture au début du livre sont particulièrement magiques. Lire la suite de « Il n’en revint que trois – Gudbergur Bergsson »