Ta deuxième vie commence le jour où tu comprends que tu n’en as qu’une – Raphaëlle Giordano

GIORDANOHum… Le titre vous laisse perplexe ? J’espère que la suite de cette chronique vous aidera à décider d’écarter ce « roman » de toute tentative de lecture.

Camille approche de la quarantaine et a l’impression de tourner en rond, que ce qu’elle fait n’a plus de sens. Elle voudrait changer des choses dans sa vie mais une force qui la dépasse la pousse à l’inertie. Jusqu’au jour où elle rencontre par hasard Claude, qui officie comme routinologue…

Ne cherchez pas dans un dictionnaire, ne vous tirez pas les cheveux devant ce terme, Claude est tout simplement un coach en développement personnel et il aide les personnes comme Camille en leur donnant des conseils pratiques pour améliorer leur quotidien et redonner du sens à leur vie.

L’un des nombreux problèmes de ce livre est d’être un roman alors qu’il aurait dû être un essai de développement personnel. Raconter des personnages, installer une scène, développer une intrigue ne s’improvise pas et tout le monde n’est pas fait pour écrire de la fiction. Bref, les personnages sont superficiels, les dialogues ridicules au point de s’en esclaffer pendant la lecture et les rebondissements totalement ubuesques.

Comment une telle chose a pu obtenir un tel succès ? L’état littéraire de la France me peine énormément !

Référence

Raphaëlle Giordano, Ta deuxième vie commence le jour où tu comprends que tu n’en as qu’une, éditions Eyrolles, 218 pages

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Le tatoueur d’Auschwitz – Heather Morris

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Au début de la Seconde Guerre mondiale, les familles juives de Slovaquie doivent désigner l’un de leurs membres pour partir travailler dans un camp nazi. Pensant protéger sa famille en se portant volontaire, Lale se rend rapidement compte à son arrivée à Aushwitz qu’il devra redoubler d’efforts et d’inventivité s’il veut se sortir des situations les plus horribles et rester en vie.

C’est ainsi qu’il accepte de travailler comme tatoueur : présent à l’arrivée de tous les convois de trains, il n’en finit plus de tatouer hommes, femmes et enfants. Il « profite » du statut qui lui est donné avec ce travail pour aller et venir dans le camp, découvrir les personnes externes qui sont amenées à y intervenir et lancer un trafic de nourriture et de biens grâce auquel il nourrit plusieurs dizaines de prisonniers.

Alors qu’il n’est tatoueur que depuis peu de temps, il croise le regard d’une jeune femme nommée Gita, qui vient d’arriver au camp et dont il doit tatouer le bras. Cet homme, qui n’a jusqu’à présent jamais aimé une femme mais qui a collectionné les liaisons amoureuses, tombe immédiatement amoureux et sent la réciprocité de ce coup de foudre. De 1942 à la libération du camp en 1945, il fait tout ce qui est en son pouvoir pour passer du temps avec Gita et la maintenir en vie.  Lire la suite de « Le tatoueur d’Auschwitz – Heather Morris »

Luz ou le temps sauvage – Elsa Osorio

OSORIO2De nos jours, Luz fait la connaissance de Carlos à Madrid. Il est son père biologique et n’a pas connaissance de son existence puisqu’il a fui l’Argentine à la fin des années 1970. Luz a été volée à sa mère en 1976 alors qu’elle n’avait que quelques jours. Liliana, sa mère, a passé sa grossesse en détention car considérée comme subversive. Comme bon nombre de jeunes femmes dans sa condition, son accouchement était vivement attendu, afin de lui voler son enfant et de le placer dans une famille soutenant les militaires.

Sa fille fut placée chez les enfants d’un haut-gradé militaire, le colonel Dufau. La fille de ce dernier ayant donné naissance à un garçon mort-né, il lui cacha cette information et substitua le nourrisson de Liliana.

Bien des années plus tard, alors qu’elle vient d’avoir un petit garçon Luz commence à fouiller dans son passé, ayant le pressentiment que beaucoup de choses lui ont été cachées. Elle mène une enquête et c’est cette enquête qu’elle raconte à son père biologique, retrouvé de l’autre côté de l’Atlantique.

J’ai été stupéfaite par le talent d’Elsa Osorio à manier à merveille un grand nombre de temporalités dans sa narration. Lire la suite de « Luz ou le temps sauvage – Elsa Osorio »

Mon bilan de janvier

C’est reparti pour une nouvelle rentrée littéraire. Je n’ai pas encore pris le temps de faire beaucoup de repérage, si ce n’est la sortie du dernier tome de la Saga prodigieuse, que j’attendais avec impatience.

Pour janvier, peu de lectures pour le moment, mais le mois de janvier ne fut pas mitigé : j’ai aimé ou bien j’ai détesté ce que j’ai lu !

Mes coups de cœur

Mes déceptions

 

Je te dois tout le bonheur de ma vie – Carole D’Yvoire

Yvoire1Virginia Stephen et Leonard Woolf ont formé un couple mythique dans l’histoire de la littérature. Virginia est née à Londres en 1882 d’une famille d’intellectuels. Leonard est quant à lui né deux ans plus tôt dans la capitale anglaise et est issu d’une famille d’immigrés juifs. Ils se rencontrent dans leur jeunesse, alors qu’ils font partie du fameux groupe de Bloomsbury. Virginia et Stephen se marient en 1912, à 30 et 32 ans.

La biographie écrite par Carole D’Yvoire s’attache à raconter leur histoire jusqu’à leur mariage. Pour Virginia, cela revient à raconter les différents chocs qu’elle dut encaisser et qui contribuèrent nécessairement à installer sa maladie mentale : décès de sa mère, de sa sœur, son frère, son père. Toutes les vies qu’elle vit passer sous ses yeux l’amenèrent également à développer son talent d’écrivain. Pendant ce temps, Leonard profita d’une éducation à Cambridge et d’un premier poste à Ceylan. A son retour, il intégra le Groupe de Bloomsbury et y noua des relations avec Virginia, petit à petit.

Ce petit livre a le mérite de raconter de manière très synthétique et claire l’enfance et la jeunesse de ces deux écrivains anglais, jusqu’à leur première année de mariage et la création de leur maison d’édition, la Hogarth Press. Lire la suite de « Je te dois tout le bonheur de ma vie – Carole D’Yvoire »

Mémé dans les orties – Aurélie Valognes

valognesFerdinand Brun est un très vieil homme bougon et insupportable à vivre. Il habite dans un immeuble parisien et se plaît à faire de la vie de ses voisins un enfer. Il ne respecte pas les règles de la copropriété, fume des cigares dans le hall et réussit à agacer quotidiennement sa concierge. Son épouse l’a quitté il y a quelques années, sa fille est partie vivre très loin de lui, à Singapour. C’est un homme solitaire qui est devenu inadapté à la vie en société.

Quand son unique compagnon, sa chienne, meurt tragiquement d’un accident, il est totalement bouleversé. Le hasard fait que c’est à cette période qu’il fait la rencontre forcée d’une petite fille qui vient d’emménager dans l’immeuble. Le midi, elle s’invite chez lui et lui redonne petit à petit le goût à la vie et le sourire aux lèvres.

Ce petit roman fut une vraie surprise pour moi, Lire la suite de « Mémé dans les orties – Aurélie Valognes »