La saison des feux – Celeste Ng

NG2A la fin des années 1990, la famille Richardson vit dans la banlieue de Cleveland aux Etats-Unis. Elena, la mère de la famille Richardson, se réveille un matin alors que sa maison est en feu. Quelqu’un a allumé plein de petits feux partout dans la maison. Heureusement, les quatre enfants de la famille sont déjà sortis de la maison et il n’y a aucune victime.

Qui a bien pu commettre cet acte irresponsable ? Ce n’est pas tellement la question à laquelle Celeste Ng s’attache à répondre dans son intrigue. Elle raconte plutôt comment l’un des personnages en est arrivé à réaliser cet acte. Pour cela, elle dresse le portrait d’une famille aisée, qui semble à l’abris de tout souci matériel et dont les membres unis vivent heureux.

L’arrivée d’une mère et de sa fille dans cette petite communauté va petit à petit changer leur quotidien. Mia et Pearl sont les locataires d’une maison appartenant aux Richardson et l’adolescente Pearl se fait une place à part entière parmi les enfants Richardson, au point que ceux-ci nouent également des liens forts avec sa mère Mia.

« Pour un parent, un enfant n’est pas une simple personne : c’est un endroit, une sorte de Narnia, un lieu vaste et éternel où coexistent le présent qu’on vit, le passé dont on se souvient et l’avenir qu’on espère. On le voit en le regardant, superposé à son visage : le bébé qu’il a été, l’enfant puis l’adulte qu’il deviendra, tout ça simultanément. Et chaque fois qu’on le laisse, chaque fois que l’enfant échappe à notre vue, on craint de ne jamais pouvoir retrouver ce lien. » (pages 142-143)

Transportée dans la vie d’adolescents américains des années 1990, Celeste Ng m’a facilement permis de me représenter le quotidien des personnages principaux, celui-ci faisant appel à des souvenirs de séries américaines young adult. Il est très facile de se représenter cette banlieue et le quotidien de lycéens américains, ce qui accroît la force de représentation visuelle de ce roman.

Celeste Ng surprend par le développement de plusieurs histoires parallèles à l’intrigue initiale du roman et auxquelles on est loin de s’attendre en commençant par cette scène de maison en feu. Cela enrichit la lecture de questions variées sur la découverte de l’amour et de la sexualité, l’IVG, la maternité, l’adoption, l’identité…

La saison des feux se classe parmi ces romans page-turner, faciles à lire sans pour autant manquer de profondeur. C’est le roman parfait pour des vacances mais aussi pour des moments de lecture avec peu de disponibilité d’esprit.

Référence

Celeste Ng, La saison des feux, éditions Sonatine, traduction de Fabrice Pointeau, 378 pages

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4 commentaires sur « La saison des feux – Celeste Ng »

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